En Colombie à bord des avions Douglas DC3

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Il ne reste que très peu de pays dans le monde où des avions Douglas DC3 opèrent chaque jour. La Colombie en fait partie. Cet avion, vieux de plus de 80 ans est  utilisé en Europe pour des meetings aériens mais rares sont les compagnie qui l’utilisent encore à des fins commerciales.

Lors d’une visite dans la petite ville de Villavicencio en janvier 2017, j’avais fait les connaissance du Capitaine Joaquín Sanclemente. Ce pilote aux 18’000 heures de vol m’avait accueilli dans les locaux des la micro compagnie Air Colombia  qui relie chaque jour des villes isolées dans la Colombie orientale. Ici, le culte du DC3 est encore vivant. La compagnie s’efforce de faire vivre ces avions malgré la pénurie de pièces détachées et la maintenance de plus en plus lourde.

 

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Joaquín m’avait expliqué à quel point les services de ces avions antiques sont vitaux pour les populations vivant dans les régions retirées du pays. Un DC3 a une capacité de chargement immense. Il fait office d’avion cargo d’une part mais transporte également des passagers et même du bétail. Un DC3 est capable de décoller et de se poser dans les endroits les plus inhospitalier. La Colombie orientale le met à rude épreuve avec ses pistes en terre défoncées et son climat humide. Et pourtant, sans les ponts aériens des DC3, c’est toute une partie du pays qui serait coupée du monde.

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Après avoir longuement parlé des activités d’Air Colombia et après avoir visité un avion sur le tarmac, Joaquín m’avait alors demandé si « j’avais quelque chose de prévu en fin d’après-midi », il m’avait dit de « le rappeler » qu’il avait prévu un vol test avec un jeune copilote et que je pourrais peut-être venir avec eux.

Quelques heures plus tard, je me retrouvais à bord de cet avion mythique, assistant à la leçon que donnait le maître à son élève: vol lent, virages serrés, atterrissage puis remise de gaz…

C’est lors de ce vol en DC3 que j’ai eu l’idée de revenir un jour à Villavicencio et d’y tourner un documentaire sur ces pilotes et ces avions extraordinaires. Il a fallu attendre plus d’un an, prévoir une période propice au tournage, demander l’autorisation à la direction d’Air Colombia et expliquer les raisons qui me poussent à vouloir tourner ce film.